
Topo :
Nous sommes le lendemain.
Vous n’avez pas assez dormi.
Votre tête est quelque part en haut dans un étau qui se ressert, vos orbites sont retournés à l’intérieur, vos tympans bourdonnent, vos dents repoussent dans votre mâchoire. Remarque, le plafond ne semble pas très bien non plus, il n’arrête pas de tourner. Vos jambes sont quelque part ailleurs, mais inutilisables. Votre estomac accuse un trop plein, votre foie, lui, ne dit plus rien… bref nous n’allons pas tout énumérer puisque vous êtes le mieux placé pour savoir là où ça fait mal.
Si vous voulez vraiment savoir ce qui vous arrive, vous pouvez vous reporter vers les dictionnaires médicaux et sites dédiés, dont le célèbre « doctissimo ».
Toutefois, vous arrivez à nous lire… à moins que ce ne soit une bonne âme qui se renseigne pour sauver en urgence les apparences pour le brunch du lendemain qui va démarrer dans 45 minutes…
Surtout plus d’alcool, ni de boissons acides, ni de boissons à base de caféine. Vous éviterez le café, le thé et le chocolat.
Même si vous sentez que vous ne pouvez plus rien ingurgiter, vous boirez beaucoup d’eau, ou du jus de fruits (sauf acide). Sont efficaces les jus de légumes plein de sels minéraux, de la tisane à la camomille, verveine à la menthe, tisane au gingembre. Tchin, tchin !
Des aliments ni acide, ni gras, de façon à préserver ce qui reste de foie et d’estomac.
Un bouillon de pot-au-feu pas trop gras peut vous remettre sur pied. De même un bouillon de poulet ou de légumes. L’essentiel est qu’il soit salé et dégraissé. Miel et sirop d’érable accompagneront vos biscottes ou pain grillé.
Bref, c’est carême.
Silence et pénombre sont vos alliés. Dormez le plus possible. Il faut attendre que le foie ait fini de digérer l’alcool.
L’ibuprofène ou le paracétamol soulageront les douleurs.
Les somnifères sont interdits. Même par temps clair. Egalement proscrit l’aspirine® qui a le don d’irriter l’estomac et qui ralentirait la dégradation de l’alcool, ou les médicaments d’acétaminophène qui sollicitent le foie, déjà surchargé.
Si vous êtes très délicat de l’estomac, seul un pansement gastrique soulagera la douleur.
Si vous avez la chance de savoir que vous allez boire à en être guilleret, il est dit que manger, avant l’absorption d’alcool, des aliments riches en matières grasses permettraient de protéger les tissus du tube digestif contre l’inflammation causée par les acides qui sont produits lors de la digestion de l’alcool. L’absorption de l’alcool serait ralentit.
Gardez votre self control, résistez à la tentation et essayez de garder un rythme d’un verre par heure. Rappelez-vous la dernière gueule de bois, et videz vos verres le plus lentement possible.
En prévision de la gueule de bois qui va vous dessécher, buvez de l’eau tout au long de la soirée ou même du jus de fruits si vous préférez. Cela permettra de tuer le temps entre 2 verres d’alcool.
Privilégiez le sucre, mais bannissez les aliments trop salés.
Vous boirez de préférence du vin blanc ou des alcools blancs. Vins rouges et alcools colorés incluent en plus grande quantité des substances qui aggravent les maux associés à la gueule de bois.
Les boissons alcooliques pétillantes et les cocktails composés avec une boisson gazeuse font beaucoup plus d’effets. Si les boissons pétillantes accélèrent les effets de l’alcool, cela ne veut pas dire qu’elles les font disparaître plus vite ensuite…
Bruit, lumières clignotantes et fumée sont des facteurs aggravants… discussions énervantes itou.
Photo sous licence Creative Commons by Traumrune.
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